Le poulet revient en force dans les assiettes françaises. Et dans le secteur de Licques, une nouvelle étape se prépare déjà. Dix nouveaux élevages vont rejoindre la filière, qui veut désormais s’étendre dans la région pour répondre à une demande toujours plus forte.
Une filière qui profite d’un vrai tournant
Depuis 2024, la volaille est devenue la viande la plus consommée en France. Ce changement dit beaucoup de choses. Les consommateurs cherchent souvent un produit simple, accessible et pratique au quotidien.
Mais il y a un point qui surprend encore. Un poulet sur deux reste importé. Pour une filière locale, cela ressemble presque à une occasion manquée. C’est exactement là que les Volailles de Licques veulent avancer plus vite.
Dix nouveaux élevages pour répondre à la demande
Le groupement des volailleurs de Licques ne cache pas son objectif. Il souhaite agrandir l’indication géographique protégée et attirer de nouveaux éleveurs. Dix exploitations supplémentaires vont ainsi rejoindre la filière.
Ce mouvement n’est pas anodin. Plus d’élevages, c’est plus de volumes. C’est aussi une meilleure capacité à fournir les marchés, les magasins et les restaurants sans dépendre autant de l’extérieur.
Pour le consommateur, cela peut sembler lointain. Pourtant, derrière un simple morceau de poulet, il y a toute une chaîne locale, des savoir-faire et des choix économiques très concrets.
À Thérouanne, une éleveuse se prépare à accueillir 4 400 poussins
À Thérouanne, Valérie Méquinion illustre bien ce nouvel élan. Elle s’apprête à accueillir 4 400 poussins supplémentaires. Sur place, les volailles évoluent dans une pâture arborée où elles trouvent ombre et nourriture.
Le décor compte beaucoup. Ici, les poules ne restent pas enfermées. Elles vivent dehors, bougent, grattent le sol et avancent au fil de leurs envies. Ce mode d’élevage fait partie de l’image de la filière.
Et cette image plaît. Elle parle de plein air, de proximité et d’un rapport plus naturel à l’élevage. Dans un contexte où beaucoup de consommateurs regardent de plus près l’origine de leur viande, ce détail change tout.
Pourquoi la région veut aller plus loin
Le développement de la filière ne repose pas seulement sur la fierté locale. Il répond aussi à une pression très réelle. La demande augmente, mais les productions françaises ne suivent pas toujours assez vite.
Quand un marché avance plus vite que l’offre, deux options se présentent. Soit on importe davantage. Soit on renforce les producteurs existants et on en accueille de nouveaux. Licques choisit clairement la deuxième voie.
Cette stratégie a du sens. Elle peut soutenir l’emploi agricole, sécuriser les volumes et renforcer la présence de la volaille française dans les rayons. C’est concret. C’est même assez urgent.
Ce que cela change pour vous
Pour vous, cette évolution peut avoir plusieurs effets. D’abord, plus de production locale peut aider à mieux répondre à la demande. Ensuite, elle peut donner davantage de visibilité à un produit identifié et apprécié.
Il y a aussi une dimension de confiance. Beaucoup de personnes veulent savoir d’où vient ce qu’elles mangent. Une filière reconnue, encadrée et ancrée dans son territoire rassure souvent plus qu’un produit importé sans visage.
Enfin, ce type de développement peut encourager des pratiques plus cohérentes avec les attentes actuelles. Moins de distance. Plus de traçabilité. Et une histoire plus claire à raconter au moment de passer à table.
Un enjeu bien plus large qu’un simple élevage
Ce qui se joue à Licques dépasse le cadre d’une seule exploitation. C’est toute une filière qui cherche à prendre plus de place dans une France où la volaille s’impose de plus en plus.
Le défi est simple à comprendre. Si la consommation continue de grimper, il faudra produire davantage sans perdre ce qui fait la valeur du produit. C’est-à-dire le lien au territoire, la qualité du mode d’élevage et la confiance du public.
Et c’est peut-être là que Licques marque des points. En misant sur l’extension, la filière montre qu’elle ne veut pas seulement suivre le mouvement. Elle veut l’anticiper.
Les points clés à retenir
- Dix nouveaux élevages rejoignent la filière des Volailles de Licques.
- Le secteur veut étendre son indication géographique protégée.
- La demande en volaille augmente en France depuis 2024.
- Un poulet sur deux reste encore importé.
- À Thérouanne, Valérie Méquinion prépare l’arrivée de 4 400 poussins.
- L’objectif est de renforcer une production locale plus visible et plus solide.
La suite sera décisive. Si la région parvient à attirer d’autres éleveurs, les Volailles de Licques pourraient devenir un exemple très suivi dans le secteur. Et pour les consommateurs, cela pourrait vouloir dire une chose simple. Plus de volaille locale, plus souvent, et avec une vraie histoire derrière l’étiquette.







