Fontaine-Française. « Les oiseaux protègent la nature » : un grand comptage organisé les 24 et 25 janvier

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Et si, pendant une simple heure, vous deveniez les yeux de la nature ? Les 24 et 25 janvier, partout en France et à Fontaine-Française, des centaines de personnes vont poser leur regard sur les arbres, les haies, les jardins. Juste pour compter des oiseaux. Simple en apparence, mais derrière ce geste, il y a une vraie enquête scientifique… et un beau geste pour la planète.

Un grand week-end pour les oiseaux… et pour la science

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise chaque année un grand comptage national des oiseaux des jardins. Les samedi 24 et dimanche 25 janvier, vous pouvez participer depuis chez vous. Pas besoin d’être un expert. Il suffit d’observer pendant une heure, à l’extérieur ou depuis une fenêtre.

Chaque observation compte. Les listes envoyées par les particuliers permettent aux scientifiques de suivre l’évolution des espèces communes. Certaines progressent, d’autres disparaissent peu à peu. Sans ces données, impossible de voir ces changements à temps.

À Fontaine-Française, par exemple, des habitants comme Odile et Jean-Michel, bénévoles à la LPO depuis des années, participent fidèlement à ce rendez-vous. Leur jardin est même labellisé « refuge ». Leur expérience le montre bien : un simple coin de verdure peut devenir un vrai havre de paix pour la faune.

Comment participer concrètement au comptage des 24 et 25 janvier

Vous hésitez un peu ? En réalité, c’est très simple. Voici comment faire, étape par étape.

1. Choisir le bon moment et le bon endroit

  • Choisissez une heure d’observation sur le week-end, le 24 ou le 25 janvier.
  • Installez-vous dans un jardin, sur un balcon, dans une cour ou près d’une fenêtre donnant sur quelques arbres ou buissons.
  • Privilégiez un moment calme, par exemple en fin de matinée ou en début d’après-midi.

Vous n’avez pas besoin de matériel sophistiqué. Des jumelles peuvent aider, mais vos yeux suffisent. L’important, c’est de rester concentré pendant l’heure choisie.

2. Préparer une petite liste d’oiseaux possibles

Comme Odile à Fontaine-Française, vous pouvez préparer une feuille avec les espèces les plus courantes de votre région. Par exemple :

  • Moineau domestique
  • Mésange charbonnière et mésange bleue
  • Rougegorge familier
  • Merle noir
  • Pinson des arbres
  • Tourterelle turque
  • Pie bavarde

Vous pouvez télécharger des fiches d’identification sur le site de la LPO ou utiliser une application dédiée. L’idée n’est pas d’être parfait, mais de faire au mieux.

3. Compter correctement : une règle simple

Pendant l’heure d’observation, notez pour chaque espèce le nombre maximal d’individus vus en même temps. Par exemple :

  • Vous voyez 2 mésanges, puis plus tard 4 en même temps : vous notez 4.
  • Vous voyez un merle plusieurs fois, mais jamais plus de 1 à la fois : vous notez 1.

Cette méthode évite de compter plusieurs fois le même oiseau. À la fin, vous transmettez vos données sur le site de la LPO, en indiquant le lieu et la date. Et voilà, votre heure d’observation rejoint des milliers d’autres.

Pourquoi ce comptage est précieux pour la nature

On pourrait se dire : « Ce ne sont que quelques oiseaux dans mon jardin ». En réalité, mis bout à bout, tous ces relevés forment une base de données énorme. Elle permet de :

  • suivre la baisse ou la hausse des populations d’oiseaux communs ;
  • repérer tôt les espèces en difficulté ;
  • comprendre l’impact des pesticides, de l’urbanisation ou du climat ;
  • adapter les politiques de protection de la biodiversité.

Les oiseaux sont un peu des sentinelles. Quand ils disparaissent d’un secteur, c’est souvent le signe que l’écosystème va mal. Moins d’insectes, moins de haies, moins d’arbres. En les observant, vous aidez à surveiller la santé de notre environnement.

Un jardin peut devenir un vrai refuge pour les oiseaux

À Fontaine-Française, le jardin d’Odile et Jean-Michel fait près de 2 500 m². Il a été pensé pour attirer et protéger les oiseaux. Ce type d’aménagement n’est pas réservé aux grands terrains. Même un petit coin de verdure peut faire la différence.

Leur expérience montre aussi un point marquant : en un an, les oiseaux ont consommé près de 80 kg de nourriture dans leur refuge. Cela donne une idée du besoin réel de la faune sauvage. Dans les campagnes comme dans les villages, les ressources naturelles diminuent. Alors les jardins deviennent essentiels.

Idées simples pour rendre votre jardin accueillant

  • Planter des arbustes à baies (aubépine, sureau, prunellier).
  • Laisser un coin un peu sauvage avec des herbes plus hautes.
  • Installer une haie diversifiée plutôt qu’un simple grillage.
  • Éviter les produits chimiques qui tuent les insectes, donc la nourriture des oiseaux.
  • Prévoir un point d’eau peu profond, nettoyé régulièrement.

Chaque élément compte. Un arbre pour se percher, un buisson pour se cacher, quelques fleurs pour attirer les insectes. Pour un oiseau, votre jardin peut devenir une vraie oasis.

Bien nourrir les oiseaux en hiver : mode d’emploi

En hiver, les oiseaux dépensent beaucoup d’énergie pour se réchauffer. Les journées sont courtes, les graines se font rares. Un petit coup de pouce peut vraiment les aider.

Quels aliments proposer ?

  • Graines de tournesol décortiquées ou non, riches en lipides.
  • Mélanges de graines pour oiseaux de jardin.
  • Boules de graisse sans filet plastique.
  • Pommes un peu abîmées, coupées en deux, pour merles et grives.
  • Flocons d’avoine mélangés avec un peu de graisse végétale.

À l’inverse, évitez le pain, trop pauvre et parfois nocif. Évitez aussi les aliments trop salés ou cuisinés. Un point d’eau propre et peu profond est tout aussi important que la nourriture.

Quelques repères de quantités

  • Pour un petit jardin : environ 200 à 300 g de graines par jour en période de grand froid.
  • Pour un grand jardin très fréquenté : cela peut monter à 500 g voire 1 kg par jour.

Le tout est d’être régulier. Si vous commencez le nourrissage hivernal, essayez de le poursuivre jusqu’à la fin des grands froids, vers fin février ou début mars.

Comment préparer votre participation depuis Fontaine-Française ou ailleurs

Que vous habitiez Fontaine-Française, un village voisin ou une grande ville, la démarche est la même. Vous pouvez dès maintenant :

  • visiter le site de la LPO pour vous inscrire au comptage ;
  • imprimer une fiche de relevé avec les espèces les plus courantes ;
  • repérer le meilleur point d’observation chez vous ;
  • prévoir un crayon, une montre, éventuellement des jumelles.

Pourquoi ne pas en faire aussi un moment en famille ? Les enfants adorent repérer « le rougegorge sur la branche » ou compter les mésanges sur la mangeoire. C’est une façon simple de leur faire découvrir la nature, sans sortir de chez soi.

Les oiseaux protègent la nature… si nous les protégeons aussi

Les oiseaux jouent un rôle discret mais essentiel. Ils mangent des insectes, dispersent des graines, pollinisent parfois certaines plantes. Ils contribuent à l’équilibre des milieux. En les aidant, vous aidez tout l’écosystème autour de vous.

En réservant une heure de votre temps les 24 ou 25 janvier, vous rejoignez un mouvement national. Votre jardin, votre balcon, votre cour deviennent des lieux d’étude. Un peu comme si vous ouvriez une petite station d’observation scientifique à domicile.

Alors, pourquoi ne pas essayer cette année ? Une heure à regarder le va-et-vient des mésanges, à écouter un rougegorge chanter dans le froid. Une heure utile, apaisante, qui donne le sentiment de faire, à votre échelle, une vraie différence pour la nature.

Auteur/autrice

  • Passionné par le monde animal depuis toujours, j'ai 49 ans et je travaille au quotidien auprès des animaux pour leur bien-être et leur observation. Mon métier d'animalier m'amène à prendre soin d'eux, à comprendre leurs besoins et à sensibiliser le public à la protection de la faune.

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